À l’invariable

L’archiduchesse est une maman
Son fief elle le caricature à tenir son fils
Fils comme ses gens, elle se veut sainte
La vie en deuil ici-bas c’est du beau là-haut
Et ça pue, elle a tout refoulé à l’église 
Elle marche comme une bible fermée
L’éphéméride lui est le cœur en neige
Elle a la foi en conscience Damoclès
Tous les jours elle y va à pieds
Pour toute récompense elle prie, la prière 
Moi j’écris de la poésie, l’hommothéisme 
Non nous ne retournerons pas à Sodome et Gomorrhe
Délocalisé elle est d’oisiveté figée, la mère de ce qu’elle appelle le vice
Le moi de genre est HLGBT
La ligne elle se la veut riche
Elle est tous les retours possibles
Le culte fait d’elle une femme d’affaire 
Elle y vend une nativité de Médée
Moi j’écris de la poésie, l’hommothéisme
Non nous ne retournerons à Sodome et Gomorrhe
J’ai ouvert la vie d’en haut ici-bas
Le jeu démocratique impérial métaphysique 
Pour qu’elle marche citoyenne de ses appétits célestes 
Comme en présence de l’être là
Où tout lui est licitement immense 
Elle aime à tondre la pelouse
Elle aime l’homme de plein pouvoir 
Moi j’écris de la poésie, l’hommothéisme
Non nous ne retournerons à Sodome et Gomorrhe
J’ai écrit le nu conscient d’un moi sain
Libre pour qu’elle mérite son titre de mère
Pour qu’à sa prochaine visite castrante 
Une constante de ses peurs aimantes 
Elle ne reste pas assise à attendre le départ 
Moi j’écris de la poésie, l’hommothéisme
L’homme créëole du monde quantique 
L’entreprise ferme, la loi, la foi, la joi
Mon excellence monsieur le principat 
Non nous ne retournerons pas à Sodome et Gomorrhe

Rudolphe-S-Plesdin

Laisser un commentaire